Et si 2026 devenait l’année où on décroche des réseaux sociaux?

5 février 2026

un article par Maude

SOCIAL

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Je travaille en marketing. Donc oui, je vis dans les réseaux sociaux. C’est mon outil de travail. Je crée du contenu, j’analyse des performances, je regarde les tendances, je publie, je consomme du contenu pour rester à jour. Les réseaux font partie de mon quotidien professionnel et je crois sincèrement à leur puissance. Ils ont permis à des entreprises de se faire connaître, à des projets de naître et à des gens de créer des communautés qu’ils n’auraient jamais pu bâtir autrement.

Mais depuis quelques mois, quelque chose a changé dans ma relation avec eux.

Au début, c’est difficile à nommer. Rien de dramatique. Rien de spectaculaire. Juste une sensation diffuse d’être plus distraite, moins concentrée, plus fatiguée mentalement. J’avais l’impression d’avoir de la difficulté à rester longtemps sur une tâche, à lire sans interruption, à réfléchir en profondeur. Comme si mon cerveau était constamment en train de changer de fenêtre, même quand je ne le voulais pas.

J’ai longtemps mis ça sur le dos de la fatigue, de la charge mentale, de la vie de parent, du travail. Jusqu’au moment où j’ai commencé à remarquer un réflexe devenu presque automatique : ouvrir Instagram sans intention précise. Juste parce qu’un micro-moment d’inconfort apparaissait. Un blocage dans une tâche, deux minutes d’attente, un instant de silence. Avant même de m’en rendre compte, l’application était déjà ouverte.

Ce geste-là m’a frappée. Parce qu’il n’y avait plus de décision consciente derrière. C’était devenu un automatisme.

En creusant un peu, je me suis rendu compte que ce que je vivais était loin d’être unique. Le temps moyen passé sur les réseaux sociaux dépasse aujourd’hui largement deux heures par jour dans plusieurs pays occidentaux. Les chercheurs parlent de plus en plus de fragmentation de l’attention : notre cerveau s’habitue à être interrompu en permanence, à passer d’un stimulus à l’autre, à consommer des micro-contenus en continu. Plusieurs études associent l’usage intensif des réseaux à une hausse de l’anxiété, à une fatigue mentale accrue, à des troubles du sommeil et surtout à une difficulté croissante à maintenir une concentration profonde.

Ce fameux brain fog dont tout le monde parle commence à avoir une explication concrète.

Il y a aussi un autre phénomène plus silencieux, mais tout aussi puissant : la comparaison constante. On sait tous que les réseaux montrent des moments choisis, des extraits, des highlights. On le sait intellectuellement. Pourtant, notre cerveau émotionnel continue de réagir. On se compare aux carrières, aux maisons, aux voyages, aux routines, aux corps, à la productivité, à la parentalité. Même quand on aime notre vie. Même quand on est heureux. Cette comparaison devient un bruit de fond permanent qui finit par épuiser.

Le paradoxe, c’est que les réseaux restent des outils extraordinaires pour les entreprises. Je ne suis pas contre les réseaux sociaux. Au contraire. Je vois tous les jours les opportunités qu’ils créent. Mais je réalise de plus en plus que nous n’avons jamais été censés y passer autant de temps mentalement.

Et ce qui est fascinant, c’est qu’un mouvement inverse commence à apparaître. On voit de plus en plus de gens vouloir reprendre le contrôle de leur attention. Les téléphones simplifiés reviennent, les retraites sans écran se multiplient, les journées sans téléphone deviennent populaires, les hobbies manuels reprennent de la place, les créateurs parlent ouvertement de pauses numériques. Ce n’est plus marginal. Ce n’est plus extrême. C’est en train de devenir normal.

Je ne veux pas quitter les réseaux sociaux. Ce n’est pas le point. Je veux changer ma relation avec eux. Continuer à créer, partager et apprendre, mais arrêter de consommer par réflexe, par ennui ou pour fuir les micro-moments d’inconfort. J’ai envie de recommencer à lire sans interruption, à travailler en profondeur, à être réellement présente avec les gens autour de moi, à laisser mon cerveau respirer.

Peut-être que la prochaine évolution des réseaux ne sera pas technologique. Peut-être qu’elle sera humaine. Moins de scroll, plus de présence. Moins de bruit, plus de profondeur. Et si 2026 devenait l’année où on arrêtait de vivre entre deux notifications?

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